L’Ascension du Volcan Merapi

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© Ari Saaski

 

Le volcan Merapi culmine à plus de 2.900 m d’altitude. C’est l’un des plus actifs d’Indonésie. Il « trône » à Java Centre, au nord de la cité culturelle de Yogyakarta. Sa dernière grande éruption date de 2010 et a fait de nombreuses victimes dont Mbah Marijan, le « Gardien des Clés » et protecteur de la montagne de feu. Malgré ses dangers, le Merapi fascine et attire de nombreux aventuriers en quête de sensations fortes. L’ascension est réputée difficile: avoir une bonne condition physique est dès lors indispensable, et un sacré mental est également un « must ».

 

Depuis le village de Selo (sur les flancs nord du volcan), l’ascension nécessite en général 4 heures et la descente 3 heures. Il est également conseillé de partir dès 1 heure du matin, afin d’atteindre le sommet un peu avant le lever du soleil. Entreprendre cette randonnée en pleine journée est selon moi une mauvaise idée en raison de la chaleur, mais vous avez par contre la possibilité de profiter du superbe panorama.

 

Le Merapi, j’en ai rêvé depuis que je suis installée à Yogyakarta il y a plus d’un an. J’ai entendu tellement d’histoires à son propos que je n’avais qu’une hâte, l’explorer au plus près. Réputée difficile, je crains toutefois un peu cette grimpée. Le Merapi sera ma première grande ascension et je me dis que si j’y arrive, il deviendra un tremplin pour la confrontation d’avec d’autres volcans encore plus impressionnants, tels le Semeru à Java Est et le Rinjani à Lombok.

 

Vendredi, il est plus de 22 h, nous sommes au village de Selo (à 1.800 m d’altitude) dans la maison de notre guide Yoko. Mon équipe et moi nous préparons pour ce grand défi. Nous vérifions notre matériel: lampe frontale, gants, bouteilles d’eau, biscuits… J’en profite pour faire connaissance avec notre accompagnateur, Yoko, qui exerce ce métier depuis de longues années.   Il est à présent minuit et Yoko nous propose de partir vers « New Selo », qui est devenu le lieu de départ de l’ascension. Le ciel est dégagé,  une étoile filante tombe du ciel, c’est peut-être bon signe.

 

La randonnée débute, et le rythme est tout de suite assez rude, car le chemin est raide ! Je me demande dans quel pétrin je me suis engagée. Et surtout, pourquoi? Je me sens en effet « tout chose », mais, après une courte pause, au cours de laquelle je bois et avale un biscuit, tout va mieux, et ma motivation n’en est que décuplée. D’autres arrêts sont effectués par la suite, de manière régulière, afin de se désaltérer et de s’équiper en vêtements plus chauds. Gants et bonnet sont effectivement indispensables en altitude.

 

A notre arrivée à l’ultime plateau dit de « Pasar Bubar » (2.600 m environ), guide et porteurs fixent les tentes. J’en profite pour me cacher derrière une énorme pierre et me protéger du vent glacé. Tente installée, j’entre à l’intérieur pour me réchauffer. J’ai à peine le temps de fermer les yeux que le guide annonce qu’il est temps d’entamer la toute dernière étape de l’ascension – celle supposée la plus difficile, afin de ne pas rater le lever du soleil au sommet!

 

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© Ari Saaski

 

Cette dernière étape commence en effet par du sable et des petits cailloux. J’avance d’un pas et recule de deux. Je me dis que ça ne va pas être possible, que je n’y arriverai jamais. Il y a de plus en plus de monde derrière moi. Chacun se déplace à la queue-leu-leu. Et j’ai pourtant l’impression de faire du sur-place. A quelques encablures du sommet, d’énormes roches volcaniques nous contraignent presque à de l’escalade. Heureusement que le guide est là pour m’aider. Je me retourne et vois « Pasar Bubar » quelques centaines de mètres plus bas. C’est vraiment haut. Ce n’est pas le moment d’avoir le vertige.

 

Enfin arrivée au sommet, je pousse un cri de joie. J’ai réussi ce défi. Je profite du superbe spectacle qui s’offre à moi. Le soleil commence lècher l’horizon. Je sors fièrement de mon sac à dos le drapeau aux couleurs de l’Indonésie et demande à mon ami de me prendre en photo, drapeau à la main.

 

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© Abraham Mudito

 

L’heure de la descente a sonné et le guide me prévient qu’elle est plus difficile que la montée. Il faudra faire attention, car ça risque d’être dangereux. Il a raison, c’est infernal! Je n’ai pas dormi de la nuit et la fatigue commence à se faire sentir. J’ai mal aux pieds et mes genoux tremblent. J’ai hâte de rentrer. Malgré le superbe panorama, je souffre et m’accroche à tout ce qui me tombe sous la main (branches, racines…) pour ne pas glisser.   Je demande sans arrêt au porteur qui m’accompagne si l’arrivée est proche. Le trajet me semble interminable et je suis sur le point de craquer.

 

Pourtant, au bout d’un peu moins de 4 heures de marche, j’aperçois « New Selo » au loin. Je souris j’y suis presque. Le pied à peine posé sur l’asphalte du parking, j’achète dans un warung un coca bien glacé pour me rafraîchir. C’est le certainement le meilleur élixir que je bois depuis longtemps !

 

Le guide nous récupère ensuite en moto et nous dépose chez lui. Sa femme nous a préparé un bon repas. Nous voyant bien rassasiés, Yoko en profite pour nous proposer de gravir le Merbabu une prochaine fois!   Sur le chemin du retour,  fatiguée mais heureuse, j’observe le volcan au loin. Malgré la difficulté et l’effort fourni, je sais à présent que le Merapi n’est pas mon premier et dernier volcan. Il y en aura d’autres, j’en suis certaine.

 

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Infographie réalisé par Jérémie Lebricon

 

Pour plus d’informations à propos de l’ascension c’est ici

Kpop et Indonésie – Le Cheval de Troie des Chaebol

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Source Wikipedia

 

Une mélodie retentit depuis peu en Corée du Sud, surnommée le « pays du matin calme », ou plutôt – comme la doctrine cherche de plus en plus si justement à le préciser (rectifiant ainsi une erreur de traduction historique), « pays du matin frais ». Cette mélodie, c’est la « Kpop »: un mot que l’on retrouve de plus en plus sur la toile, notamment sur les sites web consacrés aux tendances musicales. Toutes les discothèques ont été submergées par la déferlante vague sonore de PSY (et notamment de son « Gangnam Style »)  et nombre d’écrans d’ordinateurs ont affiché les vidéos des clips musicaux – aux codes bien américains – de la sulfureuse Hyuna. En Indonésie aussi, comme dans de nombreux autres pays d’Asie, la Kpop a conquis les consommateurs et remplit désormais les oreilles de la nouvelle génération. Mais quel impact a cette « Kpop » sur les jeunes indonésiens, et plus généralement quelle image véhicule ce diminutif auprès de la société indonésienne en pleine transformation? Quelle est la teneur des relations entre l’Indonésie et la Corée du Sud ? En quoi cela est-il profitable pour ce pays annexé par le Japon, puis divisé par une guerre fratricide pour devenir une puissance de premier plan ?

 

 

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Girls’ Generation K-pop Musial Girls Band – © Wikipedia

 

 

L’Indonésie: un pays aux multiples facettes

 

Considérée comme le quatrième pays le plus peuplé au monde avec aujourd’hui plus de 240.000.000 habitants (estimation officielle des Nations-Unies en 2010), l’Indonésie représente à elle seule, et avec les milliers d’îles qui constituent son archipel (dont les très célèbres Sumatra, Java, Bali, Kalimantan ou encore Sulawesi), un marché de consommation de masse considérable. Cette idée est d’autant plus fondée qu’ à la lumière des récentes études menées et publiées dans le CIA World Factobook, on note qu’en 2014 les 15 à 24 ans composaient 17.1 % de la population totale tandis que les moins de 15 ans quant à eux en représentaient 26.2 %.   Ces jeunes consommateurs seraient une manne pour les conglomérats coréens dont les coûts de production de biens de diffusion de masse pourraient bien être suffisamment faibles pour se mettre à la portée des petites bourses actuelles des indonésiens – tout en restant très profitables économiquement. Fort de constats similaires, Jim O’neill, expert économiste pour Goldman & Sachs jusqu’à il y a peu, mais aussi chroniqueur économique pour Bloomberg, fait publier ainsi en 2013 l’analyse qui le mena à prédire la montée en puissance de la Chine, la Russie, du Brésil et de l’Inde (le BRIC). Il précise également très vite que ce club des nouvelles puissances devrait bientôt accueillir l’Indonésie: l’Archipel de la Sonde présente en effet un contexte « (…) démographique favorable au moins pour les 20 années à venir et ses perspectives économiques sont intéressantes (…) ». Cette lecture est partagée par d’autres experts à l’échelle globale.   Mais l’Indonésie n’est pas seulement un pays transcontinental de jeunes consommateurs, qui héberge le plus grand nombre de musulmans au monde, c’est également un pays aux ressources naturelles (encore) conséquentes. Avec l’avenir auquel réfléchit l’Indonésie, les enjeux stratégiques sont clairs pour les investisseurs potentiels.

 

La Corée du Sud : Royaume des Chaebol

 

Mais qui sont ces fameux investisseurs potentiels justement? Et bien ils sont nombreux. Certains d’entre eux, en l’occurrence ceux du « pays du matin frais », semblent expatrier de plus en plus de leurs employés: il s’agit des Chaebol. Les Chaebol sont ces conglomérats, détenus par des familles coréennes, qui remplissent votre habitation d’appareils de haute technologie à des prix abordables: ce sont Samsung, LG, Hyundai…   S’ils vendent à des prix exorbitants leurs produits pour le marché de consommation intérieur, c’est précisément pour mieux inonder les marchés étrangers. En coréen, « Chae » signifie « fortune / propriété » et « Bol » « Clan ». Mis en place à l’origine par le président de République de Corée du Sud Park Chung Hee – qui prit le pouvoir grâce à un coup d’état –  dans les années 1960, afin de réaliser le « Miracle de la Rivière Han » (croissance sans précédent de l’économie de la Corée du Sud), plaçant ainsi le pays dans le bien-nommé « groupe des 4 Tigres Asiatiques » , les Chaebol sont des groupes d’entreprises contrôlés par des familles uniques (comme par exemple la famille Lee pour Samsung). «Héros nationaux » pour la génération précédente, les Chaebols sont aujourd’hui de plus en plus considérés comme des oligarques qui contrôlent le gouvernement.   Comme les marchés ne sont pas éternels, les groupes que représentent les Chaebol sont à l’affût de nouvelles opportunités, somme toute comme toute entreprise capitalistique. Si l’Indonésie est ainsi un terrain apparemment tout indiqué pour la mise en place d’usines de fabrication de technologies de téléphonie mobiles,  elle peut en être manifestement aussi le marché final, notamment pour la diffusion de technologies logicielles à destination des réseaux sociaux exploitables sur ces mêmes plateformes mobiles, tel Kakaotalk.

 

L’Indonésie et la « Toute Corée »: une double relation bilatérale à ne pas négliger

 

Les relations qu’entretient l’Indonésie avec la Corée du Sud, mais également la Corée du Nord, ne datent pas d’hier. En effet, c’est 40 ans de partenariats que l’Indonésie et la Corée du Sud fêtaient ensemble en 2013, non sans quelques (parfois récents) troubles – fondés ou non – dans la continuité de la confiance mutuelle accordée dans les pouvoirs publics des pays respectifs. En prévision d’un sommet entre Corée du Nord et Indonésie, la Corée du Sud avait notamment pressé cette dernière d’inciter Pyongyang à abandonner son programme nucléaire. En définitive, quand bien même l’Indonésie se positionne effectivement dans cette optique, elle n’a pas tourné le dos à la République Populaire du Nord. Cela place l’archipel dans une situation d’intermédiaire qui donne de la valeur à ses actions, ce que l’on oublie parfois…

 

Et la Kpop dans tout ça?

 

La « Korean Pop Culture », c’est un ensemble de créations multimédia, allant du « drama » (série télévisée) aux « idols » (boys et girls musical bands), en passant par les performances de « Kpop dance » (performances chorégraphiques à consommer telles quelles ou en combinaison avec la formule « idols »).   Cette Kpop a été « mise en bouteille » selon la même vieille recette qui a fait le succès desdits Chaebols: la copie. En effet, si la Corée du Sud n’a que très peu fait preuve d’innovation dans son parcours vers le « miracle économique », elle a en revanche très bien su copier et optimiser les méthodes de ses voisins. C’est donc encore une fois le cas avec son modèle de « Kpop » pour l’industrie du divertissement, qu’elle a créé en inspiration directe de la « Jpop » (Japanese Pop culture).   Et la Kpop est une arme de choix: véhiculant une image très spécifique du modèle de la femme coréenne contemporaine ainsi que de l’homme coréen, les produits dérivés des créations sont incontournables pour les fans.

 

 

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MBLAQ K-pop Musical Boys Band – © Wikipedia

 

 

 

C’est donc sans peine que les industriels coréens peuvent exporter les créations en tant que telles (concerts des « Super Juniors » à Jakarta notamment pour ne citer qu’eux), ou encore, entre autre, leurs fameux cosmétiques dont les indonésiens sont si friands (aidés en cela par une culture qui consacre déjà la blancheur). Au-delà de la simple vente de produits dérivés, c’est également toute une stratégie d’intégration (de la K-pop en l’occurrence, mais à terme de la culture coréenne elle-même) qui se met en place. Ainsi, si jusqu’à présent, une petite communauté coréenne d’environ 30.000 expatriés existait (notamment sur Jakarta – chiffres fournis par le gouvernement indonésien en 2009), ils seraient, en 2013, plus de 40.000 selon le ministre sud-coréen des affaires étrangères et du commerce. Ils s’expatrient pour le compte de grandes entreprises, propriétés des Chaebol, et travaillent à l’exploitation de ressources énergétiques, dont la Corée du Sud manque elle-même cruellement.   La pénétration des marchés les plus divers de l’Indonésie, le « timing » si abouti du rayonnement de l’image de la Corée du Sud et l’existence de situations similaires suggérant que l’Indonésie ne constitue pas un cas isolé dans ce qui semble être une « stratégie globale » nous amènent à une question: l’Indonésie présente encore beaucoup de ressources à offrir, aussi bien en termes de compétences, présentes et à venir, que de matériaux naturels, et une qualité de vie qui est de moins en moins inconnue des Coréens eux-mêmes mais elle semble jusqu’à présent « courir » après son courtisan. Malgré des initiatives liées aux intérêts privés, domestiques et étrangers, qui n’ont cessé de ponctuer son histoire et de retarder son développement, l’Indonésie saura-t-elle faire les bons choix sur le long terme et tirer le meilleur parti de ces partenariats dans lesquels elle reste un acteur-clef ? En a-t-elle déjà conscience? Le gouvernement indonésien actuel saura-t-il guider le pays vers une place de choix dans un nouvel ordre économique mondial?

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TRACES…

Récit d’un Premier Voyage en Indonésie… Il y a 25 Ans!

 

Lundi 15 juin 1992

 

La nuit fut fraîche, car nous avions mal réglé le système d’air conditionné. Le décalage horaire perturba notre sommeil également, de toute façon. Au petit matin, thé, pain grillé et œufs sur le plat composent notre petit déjeuner avant d’embarquer dans un bajaj (une sorte de mototaxi carrossée à trois roues – prononcez « ba-jaille ») en direction du marché aux antiquités où Jacques marchandera ferme pour s’offrir ses deux premières haches papoues.

 

Plus tard, un taxi nous emmène au parc « Mini Indonesia » (Taman Mini pour les autochtones). Situé dans le sud de la capitale, sur la route de Bogor, ce parc d’attraction s’étend sur près de 120 hectares. 27 pavillons représentent les vingt-sept provinces indonésiennes par le prisme architectural et sont rassemblés autour d’un lac, sur lequel « flotte » une carte en trois dimensions de l’archipel indonésien. Une trentaine d’attractions ont également pour objet de divertir les visiteurs, dont une volière, un superbe jardin d’orchidées, une réplique miniature du temple de Borobudur, une piscine, ainsi qu’un magnifique musée, construit tel un palais balinais, où des textiles traditionnels, des marionnettes, des bijoux, voire des costumes de noces sont exposés.

 

Beaucoup d’enfants, en groupes ou en famille, nous entourent lors de cette visite, et quelques jeunes filles n’hésitent pas à engager la conversation, dans un timide Anglais, afin notamment que nous leur signions leurs agendas ou carnets. Attiré par le troublant sourire de l’une d’entre-elles, je la remercie alors par une bise « osée » sur la joue!

 

Avant de quitter le parc, Jacques et moi assistons à un exercice de quasi défilé militaire par des collégiens, dirigés par leur professeur de gymnastique, puis nous reprenons la route de Jakarta, et plus précisément le quartier de Glodok, le quartier chinois situé dans le nord de la capitale, et au sud du vieux Batavia. Après les massacres de 1740, les colons hollandais interdirent en effet aux Chinois l’accès à la ville fortifiée, mais leur accordèrent une parcelle de terre au sud-ouest.

 

A Glodok, Jacques a l’intention de tenter de vendre une corne de rhinocéros, qu’il avait jadis achetée dans un marché aux puces de Bruxelles, et qui semble être très prisée des Chinois pour ses vertus aphrodisiaques. Dans « China Town », un monde fou se bouscule dans un dédale de petites boutiques et respire l’odeur fétide des immondices entassées sur les trottoirs. Au milieu de ce labyrinthe, nous apercevons une lépreuse: première image choc d’une ville infecte, déconcertante, où les bâtiments les plus modernes côtoient les taudis les plus pourris, et où les sourires semblent représenter non seulement le dernier trait d’humanité, mais également le symbole d’une culture somme toute évoluée, libérée de toute contrainte matérielle!

 

A Jakarta

 

Mardi 16 juin 1992

 

Après une nouvelle nuit perturbée par ce fameux « jetlag », Jacques et moi nous dirigeons de bonne heure vers le Musée National. Inauguré par la Société des Arts et des Sciences de Batavia (la première société savante de l’Asie coloniale, fondée en 1778), il abrite de précieuses collections qui évoquent l’histoire de l’archipel et la diversité de ses cultures. La plus belle d’entre elles est probablement celle qui est exposée dans la chambre du Trésor, qui abrite objets en or et argent, des kris (poignards à lame ondulée), des bijoux, des armes, ainsi que de nombreux autres reliques précieuses.

Le temps de repasser à Glodok pour récupérer l’argent de la vente de la corne de rhinocéros, finalement cédée à un pharmacien pour une petite fortune (un sac de sport entier rempli de petites coupures!), nous rentrons à l’hôtel vers 14h. Mois d’une demi-heure après, nous sommes de nouveau en route, pour Bogor, cette fois-ci, une cité de villégiature, où les riches de Jakarta viennent régulièrement passer leurs weekends.

 

Située à une cinquantaine de kilomètres au sud et à environ 300 mètres d’altitude, sur les contreforts du volcan Salak, Bogor est évidemment différente: plus petite, plus fraîche (et plus humide), moins polluée, et plus authentique (car moins occidentalisée). L’insolence de la richesse face à la pauvreté est toutefois plus marquante, même si Jacques et moi nous rassasions toujours autant de grands bols de sourires. Ceux-ci provoquent toutefois en nous un certain malaise, parfois, probablement parce que nous n’en avons pas l’habitude en Europe…

 

Le fleuve Cisadane traverse la ville de part en part. Du haut d’un pont, nous apercevons sur une berge une femme qui fait sa lessive. En aval, un vieillard utilise la rivière comme des toilettes, tandis que des enfants se baignent nus à quelques mètres. Typique tableau de l’Indonésie des années Suharto.

 

Le soir, à l’hôtel, je me distrais en regardant les quelques programmes télévisés qui renforcent cette sensation de malaise: la télévision, symbole absolu du mode de vie occidental, soumet le spectateur à cette influence, et accroît du même coup le déséquilibre entre villes et campagnes, entre riches et pauvres, car le rêve n’est évidemment accessible qu’aux citadins les moins démunis.

Musée National de Jakarta

Musée National de Jakarta

 

A suivre…

Indonésie : L’industrie touristique plus rentable que durable

Pollution sur les plages de Bali

Pollution sur les plages de Bali – Photo © Shutterstock

A l’heure du tourisme durable et responsable, l’Indonésie, avec presque 10 millions de visiteurs par an (dont 200 000 français en 2014), peine à trouver l’équilibre entre rentabilité et durabilité.

Afin d’en savoir un peu plus sur les dessous de cette industrie, nous avons rencontré Irfan et Asep, deux membres actifs de l’organisation « Pencinta Alam » (Les amoureux de la Nature), qui tous deux travaillent (ou ont travaillé) dans le secteur du tourisme.

Irfan, qui a fait ses premières randonnées alors qu’il fréquentait encore les bancs de l’école primaire, est membre actif de l’organisation Pecinta Alam depuis ses années de lycéen. Ses activités au sein de l’organisation l’ont progressivement et naturellement amené au métier de guide, et plus généralement au tourisme. Il gère aujourd’hui une maison d’hôtes et une agence de voyages spécialiste de Java. Il est également membre volontaire des secouristes (Search and Rescue) de Yogyakarta, et est l’un des neuf secouristes ayant participé à l’évacuation du corps du célèbre gardien du volcan Mbah Maridjan, lors de la dernière éruption du volcan Merapi en 2010. Asep est également secouriste volontaire. A la suite du gros tremblement de terre qui a secoué la ville de Yogyakarta en 2006, faisant plus de 6000 victimes, il participe à la reconstruction du village de Bebekan, au Sud de Yogyakarta, détruit à 90 %, et il devient coordinateur du programme d’écotourisme qui suivra la reconstruction. A la suite de l’éruption du Merapi, il coordonne sur le terrain la construction du nouveau village de Kinahrejo, à quelques kilomètres en amont du village initial entièrement détruit par l’éruption, et participe là encore à la réflexion sur la mise en place d’activités touristiques. En 2016, il est membre de l’équipe de recherche et développement de la branche de l’organisation Pencinta Alam dépendant de la faculté de Sciences Politiques de l’Université UGM, et coordinateur d’un projet de recherche visant à identifier les acteurs du tourisme dans la région du Merapi.

Qu’est-ce que le tourisme durable ?

Si l’on s’en tient à la définition proposée par l’UNTWO, l’Organisation Mondiale du Tourisme, le tourisme durable serait un « tourisme qui tient  pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux, et environnementaux  actuels et futurs, répondant aux besoins des visiteurs, de l’industrie, de l’environnement et des communautés d’accueil ». Le tourisme durable ainsi défini a donc différentes composantes, bien distinctes, bien qu’intimement liées : pour être durable, le tourisme doit tout d’abord « faire un usage optimal des ressources environnementales », et « aider à la conservation du patrimoine naturel et de la biodiversité ».

Une définition que synthétise Irfan, avec ses propres termes : « Toute activité a forcément des côtés positifs et des côtés négatifs. La question est de savoir comment pouvons-nous essayer de réduire au maximum ces impacts négatifs. »

Dans un pays où la demande pour le tourisme s’accroit de manière exponentielle, et où les visiteurs internationaux mais également locaux sont de plus en plus nombreux, Irfan et Asep s’accordent à dire que l’un des effets les plus marquants de l’arrivée du tourisme est le risque de déstabilisation de l’équilibre social.

 

Le tourisme : secteur à l’origine de transformations sociales

Travailleurs du Kawah Ijen

Travailleurs du Kawah Ijen – Photo © Shutterstock

Dans de nombreuses communautés locales, l’arrivée du tourisme, en modifiant le système économique a également contribué à faire lentement mais sûrement changer les mentalités. Irfan nous cite l’exemple des camps de base, servant de point de départ pour l’ascension des volcans. Lorsqu’Irfan était encore adolescent, mais déjà membre de l’association Pencinta Alam de son lycée, les habitants des derniers villages offraient l’hospitalité aux voyageurs de passage. Pour eux, le randonneur était un hôte, un ami qui déjeunait à leur table et dormait sous leur toit. Mais avec le temps, le nombre de visiteurs allant toujours croissant, les villageois ont peu à peu assimilé l’arrivée des touristes comme une arrivée potentielle d’argent.

Exemple incarnant parfaitement cette adaptation à cette nouvelle réalité : de nombreux habitants de ces villages se proposent aujourd’hui de garer et garder les voitures ou les motos des touristes, moyennant rémunération. Le volcan Ijen est un autre cas illustrant l’implantation de l’industrie du tourisme dans le paysage économique et social. De nombreux mineurs s’improvisent guide pour les touristes, et ce qui était une activité secondaire finit par devenir pour nombre d’entre eux leur activité principale.

Pour Asep, cette évolution est parfaitement normale, et même souhaitable afin que les communautés locales ne soient pas de simples spectateurs d’un phénomène dont elles n’ont pas forcément le contrôle. Ce faisant, les habitants deviennent acteurs et tirent profit de l’activité touristique. Cependant, si l’ouverture au tourisme est trop rapide, Asep met en garde sur le risque réel de déstabilisation de l’équilibre social des communautés d’accueil.

Pour en revenir à l’exemple du Kawah Ijen, l’entrée en scène de l’industrie touristique ne va pas sans créer frustrations et jalousies. Les mineurs qui ne savent pas parler anglais par exemple peuvent se sentir exclus de cette source de profit et dans le même temps, les anciens mineurs brillamment reconvertis peuvent souffrir des relations avec leurs camarades « qui ne sont plus harmonieuses ».

Le programme d’écotourisme mené dans le village de Bebekan butait lui aussi sur des difficultés du même ordre : si certains villageois, à l’instar du créateur de masques traditionnels, tiraient un profit direct de leurs savoir-faire, d’autres pouvaient ressentir de la frustration à ne pas avoir de telles capacités. Ainsi, même lorsque l’activité touristique génère des bénéfices pour les populations locales, le revers de la médaille est parfois plus sombre en ce qui concerne les effets de compétition générés par cette nouvelle source de profit.

Ces effets du tourisme sur le système social, bien que réels, sont cependant les plus difficiles à percevoir de l’extérieur, en tant que touriste, mais également en tant que tour opérateur ou agence de voyage. Ils sont ainsi ceux sur qui les acteurs du tourisme ont le moins de prise.

 

Les enjeux écologiques du tourisme durable :

Temple de Prambanan, Yogyakarta

Temple de Prambanan, Yogyakarta – Photo © Shutterstock

 

Les effets négatifs du tourisme sur l’environnement, eux,  sont au contraire ceux qui sont le plus visibles. En Indonésie, les exemples de sites naturels menacés par le tourisme ne manquent pas.

Certains sites comme les temples de Borobudur et Prambanan sont classés Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et sont donc strictement régulés. Le taux de visiteurs y est limité en fonction de la capacité maximale, et de nombreuses mesures de préservation de la faune de la flore et du patrimoine historique des sites concernés y sont appliquées.

Mais en dehors de ces sites exceptionnels, la situation sur le terrain dépend directement des gouvernements locaux, pour qui le tourisme est souvent perçu comme une source de financement de premier ordre. La gestion du site, et la durabilité de l’activité touristique mise en place est alors fortement corrélée à la vision des gouvernements locaux, que ce soit à l’échelle du village ou de la région.

La grotte Gua Pindul, située à deux heures de Yogyakarta,  qui est aujourd’hui l’un des lieux de prédilection des visiteurs de la région, n’est qu’un des nombreux sites naturels menacés par le tourisme : si au départ, le tourisme y était perçu de manière positive, des voix commencent à se faire entendre et dénoncent le trop plein de visiteurs, en particulier lors des vacances nationales, et les longs week-ends. Irfan nous explique que les jours de grande affluence, plus de mille personnes peuvent visiter la grotte. En plus du problème de sécurité causé par la surcapacité, le confort des voyageurs s’en trouve évidemment amoindri. Et bien entendu, la faune, la flore, et tout l’écosystème des environs de la grotte sont également menacés par cette arrivée massive de touristes.

Les sites situés dans un parc naturel ne sont pas non plus à l’abri des dérives du tourisme. Pour les responsables des parcs, la conservation et la préservation de l’écosystème du site s’avère souvent être un casse-tête : si en théorie, les parcs nationaux sont gérés par une autorité spécifique, dans les faits, ils sont implantés sur une ou plusieurs régions administratives, qui espèrent chacune tirer profit des flux de visiteurs. La marge de manœuvre des responsables du parc en matière de conservation butte ainsi souvent sur la volonté des politiques d’attirer le plus de touristes possibles. Conséquence du nombre élevé de visiteurs, et de leur manque de sensibilisation aux enjeux de la préservation de l’environnement, de nombreux sentiers de randonnées, mêmes à des milliers de mètres d’altitude, sont jonchés de déchets plastiques. C’est le cas par exemple du chemin de randonnée menant au Mont Rinjani à Lombok, pourtant réputé comme l’une des merveilles naturelles de l’Indonésie.

Mais les autorités locales ne sont pas les seules à vouloir tirer leur épingle du jeu touristique. La forte demande de visiteurs et le manque de régulations, ou tout du moins, la difficulté de les appliquer sur le terrain, a eu pour conséquence la floraison de nombreux agents, qui, voyant dans le tourisme une activité rentable, n’hésitent pas à court-circuiter l’autorité du Parc Naturel. Irfan et Asep nous citent l’exemple du volcan Merapi, situé dans une zone préservée. En théorie, toutes les personnes qui entament l’ascension du volcan doivent s’enregistrer et payer une redevance au Parc Naturel. Dans la réalité, nombres de touristes étrangers passent par des agences ou des intermédiaires peu scrupuleux qui empochent l’argent sans le redistribuer au parc.

La volonté des communautés locales jouent également un rôle important : même lorsque les régulations existent, il s’avère très difficile pour les décideurs locaux de les faire appliquer lorsqu’elles vont à l’encontre de la volonté des populations. Irfan reprend l’exemple du Merapi : à la suite de la dernière éruption, une zone rouge de plusieurs kilomètres autour du cratère a été interdite par le gouvernement à toute construction permanente. Pourtant, avec le temps, les constructions en dur se sont multipliées dans cette zone, qu’il s’agisse de petits restaurants ou d’auberges à destination des visiteurs. Les communautés locales tirant profit du tourisme, les règles ministérielles deviennent ainsi difficiles à mettre en place sur le terrain.

L’industrie du tourisme en Indonésie s’avère être une manne dont chacun à son niveau tente bien légitimement de recueillir les fruits. Quels que soient les acteurs, la rentabilité financière est souvent privilégiée, et menace souvent la durabilité et l’équilibre environnemental des sites.

 

Une implication nécessaire des acteurs du tourisme durable…

 

Mont Rinjani - Photo © Shutterstock

Mont Rinjani – Photo © Shutterstock

Dans ce contexte, les professionnels du tourisme souhaitant s’impliquer de manière volontaire pour un tourisme durable doivent souvent prendre des initiatives et se heurtent parfois à des difficultés. C’est le cas par exemple de l’agence de voyage Azimuth Adventure Travel, spécialiste francophone des activités nature en Indonésie depuis plus de 15 ans. Dominique Clarisse, co-fondateur de l’agence nous a fait part de leur tentative de collaboration, il y a quelques années de cela,  avec les responsables des parcs naturels Bromo- Tengger- Semeru (Java Est), et ceux du parc Rinjani (Lombok). « L’idée était d’installer  un système de caution demandée à chaque visiteur. Et la condition pour récupérer sa caution était que chaque visiteur ramène ses propres détritus (collectés par exemple dans un sac délivré à cet effet) ». Si l’idée de départ semblait intéressante, ils ont malheureusement vite compris que l’application sur le terrain s’avérerait très difficile, et que le principe de caution pouvait être « corrompu ». Il arrivait en effet très fréquemment qu’au moment de rembourser la caution, il n’y ait pas assez d’espèce, ou pas l’appoint, et que les visiteurs ne récupèrent pas leur argent.

Au final, les acteurs du tourisme qui souhaitent s’inscrire dans une démarche de tourisme durable doivent souvent trouver des solutions par eux-mêmes. Pour Irfan, l’une des missions clé des acteurs touristiques serait justement la transmission de leurs savoirs sur l’environnement, la sensibilisation des visiteurs à la préservation des sites naturels, et les comportements à adopter et à éviter afin que l’activité touristique ait le moins d’impact possible sur les lieux visités. Cette sensibilisation serait selon lui particulièrement nécessaire pour les touristes locaux, qui sont d’une manière générale encore peu sensibilisés aux enjeux de la préservation de l’environnement, contrairement aux touristes européens, par exemple, pour qui le concept de durabilité est d’avantage ancré dans les façons de penser.

Mais pour les touristes qui souhaitent voyager durable, difficile de s’y retrouver dans la foultitude d’agences et de tour-operateur sur le marché. Seule une poignée d’agences de voyage peuvent, à l’instar d’Azimuth, se prévaloir d’un label certifiant leur démarche « tourisme responsable ». Mais ces certifications sont alors des labels étrangers (ATR (Agir pour un Tourisme Responsable), label français dans le cas d’Azimuth).

La création d’un label et d’une certification nationale pourrait être, à l’échelle de l’Indonésie, une façon de faire avancer le tourisme responsable, et de soutenir les acteurs qui œuvrent pour faire rimer tourisme avec durabilité.

Article rédigé par Lisa C.

Yogyakarta: Top 10 des Meilleures Activités de Nature et d’Aventure

Pour les voyageurs qui visitent l’Indonésie, Yogyakarta est bien souvent est une destination incontournable. Capitale culturelle et artistique, Yogyakarta a de plus le privilège d’abriter les deux temples de Borobudur et de Prambanan. Véritables monstres sacrés dans le paysage touristique indonésien, ces temples attirent chaque année des millions de visiteurs venus des quatre coins de la planète.

Pourtant, si Yogyakarta  est une destination idéale pour les amoureux des vieilles pierres, elle n’est pas forcément une destination privilégiée pour les voyageurs en quête de nature et d’aventure, qui s’orientent le plus souvent vers Sumatra ou vers Sulawesi.

Moins connues du grand public, la région de Yogyakarta compte pourtant des merveilles de la nature. Rafting ou canoë, balade en pleine nature, ou ascension d’un volcan, découvrez les dix meilleures activités nature et aventure qu’offrent Yogyakarta et ses alentours.

  1. Rafting le long des rivières Elo et Progo (Niveau : débutant, enfant et confirmé)

La rivière Progo est située à Magelang, dans la région de Java Centre, non loin du célèbre temple bouddhiste Borobudur. Prenant sa source sur les flancs du volcanSindoro, la rivière Progo rejoint le fleuve Elo au niveau de Mendut. Le fleuve coule alors vers le Sud en passant par de nombreux villages jusqu’à ce qu’il se jette dans l’océan indien.

Le rafting sur les rivières Elo et Progo est une activité accessible aux aventuriers de tous âges, qu’ils soient débutants ou confirmés. A partir du camp de base CitraElo, vous pourrez rejoindre toutes les sections des rivières adaptées à votre niveau. CitraElo fournit l’intégralité du matériel (y compris le matériel de protection) et le camp de base est doté d’un restaurant qui vous permettra de vous rassasier après l’effort tout en découvrant les spécialités locales.

Rafting

Rafting

Pour en savoir plus et pour réserver: http://citraelo.com/

 

  1. Deux jours de canoë sur la rivière Oyo (Niveau : Facile)

Après un départ de Yogyakarta le matin, vous rejoignez la région de Java Centre, où coule la rivière Oyo. Au cours de la première journée, la balade en canoë permet d’explorer d’une manière peu commune la beauté sauvage des environs. Le passage de quelques rapides pimentera la journée pour donner aux aventuriers une petite dose d’adrénaline. Avant le coucher du soleil, tout le monde s’affaire pour préparer le campement et le repas du soir, avant de passer une nuit sous tente sur les bords de la rivière.

Le lendemain, la journée commence avec un gros« rapide » juste avant que la rivière Oyo ne rejoigne la rivière Opak. La balade se termine tranquillement en longeant des zones plus habitées, qui donneront un aperçu de la vie quotidienne des villages en bord de rivière. Les canoës sont sortis de l’eau juste avant que la rivière ne rejoigne l’océan. Après avoir rejoint à pied le marché au poisson pour choisir le repas du jour, vous vous régalerez en profitant de la vue sur la mer.

Canoë

Canoë

Pour en savoir plus et pour réserver: www.viaviajogja.com/detail-travel.php?id_travel=63

 

  1. Escalade et SandboardingàParangtritis (Niveau: débutant à intermédiaire)

Les falaises surplombant la plage de Parangtritis sont un lieu idéal pour les amoureux de la grimpe, tout comme pour les débutants en escalade. Si vous n’avez pas le vertige, une journée d’escalade est un moyen original de découvrir les environs. Guidés par des professionnels qui fourniront tout le matériel nécessaire (y compris les protections), vous pourrez vous essayer à la grimpe en toute sécurité. La journée sera clôturée par une initiation au sandboarding : Montés sur une planche, vous surferez sur les dunes de sables de la plage Parangkusumo: Fou rire garanti pour les petits comme pour les grands !

Escalade

Escalade

Pour en savoir plus et pour réserver:  http://www.viaviajogja.com/detail-travel.php?id_travel=72

 

  1. Parapente pour planer au-dessus de Parangtritis (Niveau: Débutant, descente possible de décembre à avril)

Les falaises qui se dressent au bout de la plage de Parangtritis sont un lieu bien connu des fans de parapente, et pour cause : il s’agit du seul endroit à Yogyakarta qui permet la pratique de ce sport. (La descente est possible uniquement de décembre à avril.)

Le parapente se pratique en tandem avec un pilote professionnel, et ne nécessite aucun entrainement préalable. Après s’être élancé du haut de la falaise, le parapente rejoint tranquillement la plage, au gré du vent, pour un vol d’une durée de 15 à 20 minutes. Une fois sur la terre ferme, quelqu’un vient vous récupérer sur la plage pour vous ramener en haut de la falaise. Pour les voyageurs en quête de sensations fortes, le parapente est un moyen inégalable pour découvrir du ciel la cote qui longe l’océan indien.

Parapente

Parapente

Pour en savoir plus:

http://www.yogya-backpacker.com/parengendog-sunset-climbing-paragliding/

 

  1. Grotte Langse, nichée dans une colline face à la mer (Niveau : Exigeant)

La grotte Langse est un endroit mystique et magique qui a pourtant su rester à l’écart du tourisme de masse. Nichée dans la falaise qui surplombe la plage de Parangtritis, la grotte est d’accès difficile, ce qui ravira les plus aventuriers d’entre vous: La grotte se situe à trois kilomètres de la plage Parangtritis. S’il est possible de se faire déposer près de la grotte en moto-taxi, les 750 derniers mètres ne pourront se parcourir qu’à pied. Pour atteindre la grotte, les visiteurs devront effectuer une périlleuse descente à 300 mètres au-dessus de la mer! Si certaines parties du chemin comprennent des marches, à d’autres il s’agit d’un étroit sentier le long duquel le marcheur doit s’agripper aux racines d’arbres pour avancer.  La grotte, de 30 mètres de longueur  pour 10 mètres de large et 20 mètres de haut est tapissée de stalactites. Souvent utilisée comme lieu de méditation, l’entrée de la grotte offre une vue imprenable sur la mer, d’où le seul bruit perceptible est le fracas des vagues. Une source d’eau arrive jusque dans la grotte, permettant aux voyageurs et aux pèlerins de se purifier et de s’hydrater avant de commencer leur méditation.

Langse

Langse

Pour en savoir plus: www.yogya-backpacker.com/langse-cave-gua-langse/

 

  1. Balade au cœur de l’hindouisme javanais (Niveau : Facile)

Si le temple de Prambanan est un incontournable pour tous les voyageurs de la région de Yogyakarta, peu de visiteurs connaissent l’existence des temples Candi Ijo et RatuBoko. Prambanan est en effet la pièce la plus remarquable d’un ensemble très vaste de temples, dont les autres éléments, bien que moins imposants, sont pourtant tout aussi dignes d’intérêt, ne serait-ce que pour les panoramas merveilleux qu’ils offrent sur la ville de Yogyakarta et le temple de Prambanan.

Si les guides touristiques parlent parfois des temples cachés autour de Prambanan, peu d’entre eux proposent une promenade qui permette d’allier la découverte de ces petits temples à la visite de Prambanan.

L’itinéraire proposé ici a également l’avantage de permettre la découverte de la vie villageoise javanaise, au rythme du riz et des récoltes, à seulement 30 minutes en voiture de la ville deYogyakarta.

Prambanan

Prambanan

Pour en savoir plus et pour réserver:

http://azimuth-travel.com/tour/prambanan-balade-au-coeur-de-lhindouisme-javanais

 

  1. Promenade entre collines verdoyantes et rizières pour rejoindre Borobudur (Niveau : facile)

La plupart du temps, la visite du temple de Borobudur s’effectue directement après un transfert en voiture depuis l’hôtel. Les voyageurs sont déposés devant l’entrée du temple et n’ont donc pas le loisir de profiter de la beauté sauvage des alentours du temple. Il existe pourtant un itinéraire permettant d’allier visite de Borobudur et découverte des alentours. Cette promenade de trois heures à travers les collines Menoreh, accessible à tous, est une alternative idéale pour tous les amoureux de la nature. Vous découvrirez à pied des paysages magiques, avant qu’au bout du chemin ne se dresse devant vous le majestueux temple, que vous visiterez à la fin de la promenade.

Borobudur

Borobudur

Pour en savoir plus et pour réserver :

http://azimuth-travel.com/tour/decouverte-du-temple-borobudur

 

  1. L’ascension du volcan Merapi (Niveau: Exigeant)

Les amateurs de sensations fortes le savent bien: L’ascension du Merapi se révèle pour tous ceux qui en font l’expérience un souvenir inoubliable, tant par l’intensité de l’effort qu’elle demande, que par la vue à couper le souffle qui attend les aventureux qui atteignent le sommet.

Si l’ascension s’effectue la plupart du temps de nuit, depuis le village de Selo, pour atteindre le sommet au lever du jour, il existe une autre alternative, moins connue, qui permet d’effectuer  toute l’ascension de  jour, et ainsi d’observer au mieux l’activité du volcan sous tous ses aspects.

Le départ de l’hôtel s’effectue vers 4 heures du matin, pour un transfert d’une durée d’une heure et demi vers l’observatoire de Babadan, point de départ de l’ascension. Après 5 à 6 heures d’efforts (dénivelé positif de 1.600 mètres!), les randonneurs peuvent se rassasier et reprendre des forces lors d’un pique-nique au sommet du volcan. La vue imprenable qui s’offre à vous vous permettra d’admirer les volcans Merbabu et Sumbing. Le retour s’effectue le long du flanc Nord du volcan, pour arriver jusqu’au village de Selo, où levéhicule vous attendra.

Merapi

Merapi

Pour en savoir plus et pour réserver:

http://azimuth-travel.com/tour/merapi/ascension-de-la-montagne-de-feu

 

  1. La découverte du temple oublié “Selogryo” (Niveau: Facile)

Point de départ de la promenade: La Villa SumbingIndah, située au cœur des rizières, qui offre une vue imprenable sur la vallée de Magelang, ainsi que sur les volcans Merapi&Merbabu. Le chemin serpente le long des rizières en terrasse pour arriver jusqu’au temple caché de Selogryo. La promenade continue, entre forêt, plantations, et villages javanais, et permetaux marcheurs de découvrir la vie à la javanaise loin des foules de touristes. L’après-midi, vous avez le choix entre un après-midi détente au bord de la piscine de la Villa Sumbing, et la visite du célèbre temple bouddhiste de Borobudur. Un parcours idéal qui allie détente et découverte de paysages idylliques!

Selogriyo

Selogriyo

Pour en savoir plus et pour réserver:

http://azimuth-travel.com/tour/selogryo -le-temple-oublie/

 

  1. Une balade sur les flancs du Merapi (Niveau : Facile)

Si le Merapi, l’un des volcans les plus actifs de la planète, est bien connu des amateurs de grimpe et de sensations fortes, les flancs du volcan sont également un lieu idéal pour une randonnée familiale.

Lors d’une balade de deux à trois heures, vous pourrez observer par temps clair l’imposant sommet du Merapi, et vous vous proménerez le long de la rivière Gendol. Le lit de la rivière, de plusieurs dizaines de mètres de profondeur, a été creusé par les nuées ardentes qui s’y sont engouffrées lors de l’éruption dévastatrice de 2010, puis par les lahars, des coulées de boues formées par les fortes pluies qui entrainèrent avec elles les sédiments déposés sur les flancs du volcan.

Après un pique-nique dans un petit coin de verdure, la balade se termine avec la visite du Musée du Merapi qui vous permettra de mieux comprendre l’impact de la dernière grosse éruption sur les environs.

Merapi

Merapi

Pour en savoir plus et pour réserver:
http://azimuth-travel.com/tour/merapi-ascension-de-la-montagne-de-feu/