L’Indonésie est-elle en Train de Devenir Intolérante?

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Avec 240 millions d’habitants, l’Indonésie est le pays qui compte le plus de musulmans au monde. Près de 90% de sa population pratique en effet l’Islam.

 

L’archipel n’ est pas pour autant considéré comme un état islamique, car sa Constitution reconnaît cinq autres religions: le catholicisme, le protestantisme, l’hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme. La devise nationale reste d’ailleurs la fameuse « Unité dans la Diversité ».

 

Pourtant, dès l’indépendance, les Indonésiens durent choisir et inscrire leur religion sur leur carte d’identité, afin notamment de lutter contre le communisme. Il était certes possible d’inscrire « autre », mais peu osaient, par peur de discrimination. Car, en dehors des six religions « officielles » en Indonésie, peu de salut. Et, même si l’inscription de la religion sur la carte d’identité a été abolie il y a quelques années, le pays connaît une recrudescence des discriminations envers les minorités. Celles-ci se traduisent souvent par des intimidations, mais également par des violences physiques, parfois.

 

Des organismes indépendants, tels l’Human Right Watch, constatent malheureusement que le nombre de ces discriminations est en augmentation constante, chaque année. Le pire est que les gouvernements successifs ne tiennent pas compte de ces alertes, et d’aucuns soupçonnent quelques politiciens d’encourager cet ostracisme.

 

Les musulmans d’Indonésie sont en majorité d’obédience sunnite, mais la communauté chiite compte tout de même environ cinq millions de membres, et nombre d’entre eux ont été victimes de violences en 2012, dans l’île de Madura (est de Java). Le FPI (le Front de Défense de l’Islam), qui a perpétré ces actes, recense, quant à lui, quelques sept millions d’adhérents, et il n’est pas rare de les voir s’attaquer aux lieux de débauche, avant le Ramadan, ce en toute impunité. La police n’intervient en effet que très peu, et les soutient souvent dans leurs actions, au fi de son supposé devoir de protection civile!

 

Cette organisation musulmane radicale est devenue à présent tellement influente que les autres communautés religieuses peinent de plus en plus à obtenir des permis de construire. Certaines communautés chrétiennes sont alors contraintes d’exercer dans la clandestinité, et notamment, parfois, dans les centre commerciaux.

 

Toujours selon Human Right Watch, les gouvernements successifs n’ont toujours pas interdit des organisations comme le FPI, car ils ont besoin du vote de leurs adhérents pour continuer à gouverner. C’est donc le populisme des dirigeants politiques qui aggrave les faits, et les discriminations ne sont malheureusement pas prêtes de s’arrêter.
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